Mairie de la Chapelle Craonnaise

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Monument aux morts

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L'expression " monuments aux morts " s'applique ici aux édifices érigés par les collectivités territoriales - le plus souvent les communes - pour honorer la mémoire de leurs concitoyens " morts pour la France ", sauf dans les départements d'Alsace et de Moselle où, pour des motifs historiques, cette notion est remplacée pour la guerre de 1914-1918 par celle de " morts à la guerre ".

S'appuyant sur l'esprit de la loi du 25 octobre 1919, un usage s'est imposé, depuis la Première Guerre mondiale, comme référence pour les décisions municipales en la matière : l'inscription d'un nom se justifie pleinement lorsque le défunt, décédé au cours d'une guerre ou d'opérations assimilées à des campagnes de guerre, est titulaire de la mention "Mort pour la France", et est né ou domicilié légalement en dernier lieu dans la commune considérée.

Certaines municipalités ont parfois étendu cette possibilité aux victimes dont le décès est consécutif à un fait de guerre, dès lors que les deux conditions susvisées - octroi de la mention "Mort pour la France" et lien direct avec la commune - sont respectées.

Juridiquement, les monuments aux morts sont pour la plupart des biens communaux et relèvent comme tels de la compétence des municipalités. A l'origine, la fonction de ces édifices a été de rassembler la population autour du souvenir de ceux qui ne reviendront plus vivre dans la cité, faisant ainsi participer la commune au travail de deuil des familles. Par ailleurs, graver les noms des morts revenait à donner à ceux-ci un peu de cette gloire dont étaient alors parés ceux qui s'étaient sacrifiés pour la victoire des armées françaises.

Ces monuments sont de nos jours souvent méconnus. Ils demeurent pourtant à plusieurs titres des témoins historiques, qu'il s'agisse de l'histoire des mentalités, de l'histoire de l'art, de l'histoire de la commune tout simplement : les noms gravés traduisent le poids des guerres sur la vie locale quand ils ne sont pas aujourd'hui la seule trace de certaines familles. Leur emplacement, leurs dimensions et leur ornementation sont très variés.


Guerre 1914 - 1918


NOM Naissance Mort le Age Lieu
AUBRY Auguste Julien 09-04-1885
(Ballots)
30-10-1915 30 Au combat - Loos (Pas de Calais)
BARRE Jules Léon 11-04-1880 06-02-1915 35 Hopital - Suites d'une maladie contractée au front
BODARD MarcelLouis Joseph 26-01-1896 18-07-1916 20 Au combat - Verdun (Somme)
BODINIER Louis Olivier 21-08-1884
(Craon)
06-06-1916 32 A l'hopital - Des suites de ses bléssures
COLLINET Edouard 27-12-1873
(St Martin du Limet)
?
GASTINEAU Ambroise 18-02-1886 30-03-1918 32 Au combat - Cartigny (Somme)
GASTINEAU Pierre 24-10-1889 17-09-1914 25 A l'hopital - Des suites de ses bléssures
GROULET P. ?
HAMME Joseph 06-03-1897 21-07-1918 21 Au combat - Aisne
HOUDMONT Jules 16-11-1898 12-08-1918 20 Au combat -Tilloloy (Somme)
HOUTIN Francois 09-11-1877 22-02-1915 38 Blessures de guerre- Haumont (Nord)
JOHAN Paul 20-07-1889
(Laval)
27-05-1918 29 Au combat - Reivillon (Aisne)
JULIEN Jean 12-11-1873 04-10-1916 43 En Mer (Naufrage)
LEPESCHEUX Auguste 16-01-1872 - ?
MEIGNAN Isidore 22-07-1881 ?
MEIGNAN Joseph 09-05-1873 04-04-1919 46 La Chapelle Craonnaise - Suites de maladie
contractée au combat
MONNIER Pierre
MOREAU Jules 24-09-1894 24-02-1915 21 Au combat - Marne
PAILLARD Alexandre 30-09-1873 03-05-1915 42 Blessures de guerre- Berck (Pas de Calais)
PAILLARD Henri Alphonse 17-02-1885
Cosmes)
24-09-1914 29 Au combat - Crecy (Somme)
POIRIER Joseph ? ?
RAIMBAULT Léon 08-09-1893
(Cuille)
10-01-1915 22 Blessures de guerre (Oise)
RONCERAIS Louis 18-03-1887 05-01-1916 29 Maladie (Marne)
ROSSIGNOL Louis 21-07-1880
(Denaze)
22-05-1918 38 Maladie
VEILLON Ernest 09-12-1890 10-08-1914 24 Au combat - (Meuse)

 

Guerre 1939-1945


BRIAND Pierre
LECOT Eugène