Au XIIe siecle, Isambart Seigneur de la Chapelle prend le nom de ce lieu. Son fils Affricain de la Chapelle, son petit fils Allemand et son arrière petit fils en sont également seigneurs. Puis au XIIIeme siècle, Jeanne de Quatrebarbes porte en mariage à Louis de la Tour-Landry cette seigneurerie, unie à La Motte Sorcin. En 1725, Charles de la Corbière en est le possesseur. Un de ses déscendants assiste à l'assemblée de la noblesse à Angers en 1789. Le 15 novembre 1791, les Capello-Craonnais pétitionnent pour conserver leurs prêtres : "La crainte seule de les perdre nous trouble et nous déchrire, et nous regarderions comme les plus malheureux de nos jousrs celui où ils seraient forcés de se séparer de nous." Michel Lecomte, chef royaliste du Craonnais, est natif de cette paroisse. Il est fusillé à Craon en janvier 1796. L'arrivée du chemin de fer en 1888 contribue au développement de la commune.
Texte paru dans la collection "Le Patrimoine des communes de la Mayenne - Editions Flohic"
Etude du nom Craon et La Chapelle Craonnaise
Le CRAON dont le nom latin est Credo, Credonium, Credona, Credonensis, parait être placé sous la sauvegarde de la prière, du> credo. Pourquoi pas, aussi bien que sous l'invocation d'un saint ?
Au moyen-âge, l'expression religieuse n'adoptait-elle pas et ne revêtait-elle pas toutes les formes ?
Et si l'on devait rejeter cette origine, celle qui viendrait du verbe latincreo n'aurait-elle pas à peu près le même sens, celui d'élection, de centre de population de choix, remarquable par sa piété, par sa ferveur. Le mot creonia, qui désigne le Craonnais, la contrée dont le chef-lieu est Craon, ne semble-t-il pas avoir pour radical celui de creo ?
Extrait de la monographie 'Signification des noms de lieux du département de la Mayenne' de Hippolyte Sauvage parue en 1868 consultable à la Bibliothèque Nationale de France.
Monographie de 1899
En 1899, les instituteurs et institutrices de la Mayenne ont participé, sous l’impulsion de l’inspecteur d’académie, à l’élaboration de cette œuvre collective qui fut présentée et récompensée à l’Exposition universelle de 1900.
Si la présentation imposée par l’inspection d’académie a été généralement respectée par la quasi-totalité des enseignants, les monographies sont assez inégales en quantité comme en qualité d’une commune à l’autre. La Chapelle Craonnaise comporte ainsi des mots de patois du haut anjou et un gravure représentant l'église en plus de carte suggérées par l'inspection d'académie.
Vous pouvez lire la monographie de la Chapelle Craonnaise (transrciption) ici > ![]()
Le document original, avec les illustrations, est consultable en ligne sur le site du conseil général de la Mayenne - rubrique Archives.
Le petite histoire chemin de fer à la Chapelle-Craonnaise
Le 26 juin 1881, le conseil municipal prend connaissance du tracé de la ligne de chemin de fer, elle doit passer à la "Touche". Pour ce projet, le conseil municipal donne un avis très favorable le 24 janvier 1882. De plus la commune est retenue pour pour une "station" afin de desservir les commune d'Athée, Cosmes, Denazé et Peuton. Parce que cette "station semblait donner plus d'avantages que celle de Cossé-le-Vivien, plusieurs ajournements et pour cause de sécurité concernant le passage à niveau de la "Touche". En 1883, une convention est passée entre l'entrepreneur des travaux et le propriétaire de la "Bezarderie" ou 1600 m/cubes furent éxtraits. En 1887, la commune s'inquiète de la lenteur des travaux et forme le voeux d'une mise en service dans les meilleurs délais, elle vent également la maison de la "Minée" qui sera aménagée en Hotel Restaurant. La mise en service de la ligne de chemin de fer à lieu le 2 décembre 1888. En 1905, le conseil municipal, dans un souci de commodité forme le voeux qu'une voiture de voyageurs soit ajoutée au départ de la gare de Craon au train de 6H30 du soir ce qui éviterait aux correspondants de Chateau-Gontier un arrêt de 2 heures à Craon. Cette ligne fut d'une importance capitale pour le développement de la commune en commerce et pour son agriculture au cours du siècle dernier. La desserte de cette ligne sera supprimée le 13 avril 1987.
L'histoire réinventée
L'embuscadie est un territoire dont la Chapelle-Craonnaise fait partie. Ecoutons l'historien officiel "Pierrot des roulottes" nous conter cela.
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